La guerre de l'information fait rage sur la toile durant le conflit Syrien. L'agence Reuters piratée pour diffuser une fausse information. Des pirates informatiques, qui semblent proche du gouvernement Syrien, ont réussi à mettre la main sur un espace d'administration du blog de l'agence de presse Reuters. Les hacktivistes ont diffusé une fausse interview du chef des rebelles syriens, l'Armée syrienne libre, Riyad al-Asaad. "Notre plate-forme de blogs a été sabotée et des articles en ligne fabriqués de toutes pièces ont été attribués de façon erronée à des journalistes de Reuters", indique le communiqué de presse diffusé par l'agence. Le régime de la dictature de Bachar el-Assad est montré du doigt. L'un des faux articles annonçaient que l'armée syrienne libre se retirait d'Alep, au nord du pays. A noter que des failles, les espaces Reuters en étaient couverts. ZATAZ.COM vous en annonçaient plusieurs, en octobre 2010. Le service informatique avait corrigé, mais sans jamais répondre à notre protocole d'alerte [HaiDed 650 - 2010].
Les agences de presse, des cibles de choix pour les pirates politiques et/ou économiques. En février dernier, ZATAZ.COm vous révélait comment un pirate avait profité d'un site de presse basé dans le sud de la France pour mettre en ligne la fausse mort de l'ancien président de la République Française, Nicolas Sarkozy. "Coup de gueule sur les évènements actuelles, expliquait-il alors à ZATAZ.COM, ras le bol de la France mouton." Pour le cas de Reuters, une évidente mission de désinformation pour mettre le doute dans la tête des insurgés Syriens.

En mars 2009, de fausses dépêches de l'agence de presse Reuters annonçaient une explosion à Sydney (Australie). L'idée du pirate, inciter les lecteurs de la missive à télécharger une vidéo de l'attentat. Derrière cette fausse vidéo, un code malveillant qui permettait de télécharger un logiciel. A noter qu'un pirate refait le coup, en ce moment, en proposant de fausses vidéos de gymnastes lors des Jeux Olympiques de Londres. Même sanction, en 2008, pour CNN. En janvier 2008, après l'affaire du faux président Facebook repris dans toute la presse, le Blogging the news indiquait que l'AFP avait dû annuler in extrémiste, le 1er janvier, une dépêche reprenant les faux profils du fils de Benazir Butho, Bilawal Bhutto. De fausses informations diffusées sur Facebook et reprise par l'Agence Française de Presse via une dépêche baptisée : Bilawal Bhutto "le sexy" a déjà son fan club. A noter que l'AFP avait diffusé, en 2007, une étrange brève au sujet de l'exposition de la dernière navette spatiale américaine.
En 2012, le protocole d'alerte de @zataz a permis, depuis le 1er janvier, d'aider plus de 1500 entreprises, dont plus d'une centaine dédiées aux médias.