Chasser le warez par la porte, il repasse par la fenêtre. L'éditeur de jeux vidéo UBISoft propose à ses clients un crack warez pour palier sa propre sécurité anti-copie.
L'éditeur de jeux vidéo UBISoft vient de faire parler de lui d'une manière qui vaut son pesant de cacahuettes. Pour empêcher la copie de son jeu Rainbow Six Vegas 2, deux galettes. Le DVD et un CD baptisé CD-check. Bref, une protection supplémentaire pour éviter la moindre copie du produit. Sauf que chez UbiSoft quelqu'un a oublié que cette protection était particuliérement génante pour les clients ayant acquis le jeu par le biais du site internet Direct2Drive, une plateforme légale de téléchargement. Bilan, pas de CD-check et pas de jeu non plus, pourtant cherement acquis. Une fois installé le jeu créé un executable qui reclame desesperement le cd de contrôle. Pour palier cette boulette, le journal Skep to bot, explique qu'UBI Soft a proposé un "crack" légal. Sauf que le crack en question, vous allez rire, n'est rien d'autre que l'outil proposé il y a quelques semaines par le groupe warez reloaded. Un technicien de chez UBI Soft a tout simplement modifié le crack pirate pour lui donner un petit coup de légalité. Un simple éditeur hexadécimal (voir capture écran proposée par StB ci-dessous) et le tour était presque joué. UbiSoft a joué la vierge effarouchée en indiquant enqueter et a retiré le "fix" R6Vegas2_Fix.zip de son serveur [lire]. Marrant, ils vont nous faire croire que ce patch n'a pas été validé par la direction avant sa diffusion en ligne !
Interressant aussi, cette possibilité de "crack" est contre nature, surtout celle imposée par la loi. En France, ce "crack" UbiSoft est illégal. La DAVSI transpose la directive européenne du 22 mai 2001 relative à « l'harmonisation de certains aspects du droit d'auteur et des droits voisins dans la société de l'information », instaure une nouvelle catégorie juridique – les "mesures techniques de protection" – destinée à renforcer la protection des créateurs. Selon la définition retenue par le législateur français et désormais inscrite à l'article L.331-5 du Code de la propriété intellectuelle, les MTP désignent toute technologie permettant "d'empêcher ou limiter les utilisations non autorisées par les titulaires d'un droit d'auteur ou d'un droit voisin du droit d'auteur d'une oeuvre, autre qu'un logiciel, d'une interprétation, d'un phonogramme, d'un vidéogramme ou d'un programme".
Protections farfelues
Il existe des dizaines de protection permettant de protéger nos logiciels, films, ... Voici une petite rétrospective des plus farfelues. En 2005, UBISoft se débarrassait d'une protection anticopie de la société StarForce. Cette protection anticopie russe occasionnait de gros problèmes chez les joueurs. Les jeux de l'éditeur protégés par cette "protection" causaient de sérieux problème comme la simplement impossibilité de jouer. D'autres éditeurs ont eu ce type de mésaventure. JoWood avec son Silent Storm 2 ou encore Whiptail Interactive avec le jeu Postal 2. UbiSoft aurait pu faire un effort, comme la célébre touche "Shift" de chez BMG [lire].
L'un des premiers cas connu de virus utilisé comme protection dans un jeu vidéo reste celui mis en place dans le shoot'n up, jeu de tir, G360 de Sega. La version Amiga était protégée de manière particulière. Les utilisateurs d'une contrefaçon de ce jeu d'avion se voyaient gratifié d'un beau message d'erreur moqueur quelques minutes après le lancement d'une partie. Dans un autre style, le jeu GOD, toujours sur Amiga, des Bitmap Brothers, devenait fou en pleine partie. Impossible de jouer tant les ennemis tombaient du ciel
Protection F.A.D.E
Plus récemment, Codemasters avait réutilisé ce type de protection anti-copie dans son jeu Opération Flashpoint. Cette protection, nommée F.A.D.E. altérait le jeu à un point tel que la copie était inutilisable. D'autres protections existent, elles tentent d'empêcher les originaux de fonctionner correctement comme le système anti-copie du jeu Championship manager 3 d'Eidos. A noter que ce dernier était tellement mal fichu qu'il empêchait même de jouer, sur certains ordinateurs, avec l'original.
Les crackeurs auront, dans tous les cas, réussi à chaque fois à passer ces protections. Le groupe DEViANCE ira jusqu'à noter dans son piratage de Flashpoint ceci : "Additional note: while we tested we found no trace of the 'fabulous' 'FADE protection' - so we can only assume for now that the press releases about it were just the usual company bulls***". En gros comprenez que ce groupe de pirates de logiciels n'a pas trouvé trace du F.A.D.E. dans le jeu, annonçant même un effet marketing de Codemasters. En attendant, ces protections perturbent les acheteurs, les consommateurs, plus que les pirates.
Passe muraille
D'autres protections comme le "CD-Cops", qui ajoutait à l'exécutable du Cd Original une protection mesurant la durée en minute et seconde d'un CDrom ou encore "DiscGuard" qui ajoutait une signature. Une protection tellement efficace qu'elle empêchait, par exemple, le jeu original Collin Mac Rallye de fonctionner. Codemasters va devoir fournir des patchs, un correctif sous forme de petit programme, pour annuler cette protection. Les magazines et les sites « choisis » traitant de jeux vidéo ne sont pas à l'abri. Les sociétés éditrices fabriquent des versions dédiées aux testeurs des magazines. Il y est souvent incrusté le logo du journal. Cela évite de voir les avant-premières finir sur le réseau.
L'une des plus impressionnante sécurité qui nous a été donnée de voir reste sans conteste celle du logiciel Surcode DVD DTS Pro de Minnetonka Software. Ce logiciel intègrait un système de protection qui laissait songeur. Nous sommes loin du simple spyware. Minnetonka Software avait piégé une partie de son code. Un code qui calculait le temps d'exécution de certaine partie du logiciel, comme la protection justement. Si le logiciel considérait une tentative de piratage, un courrier électronique était envoyé, via un serveur de la société, évitant ainsi de passer par la machine du crackeur. Une fois l'alerte lancée, une société juridique, NetResult Ltd, basée à Londres, se chargeait de rentrer en contact avec l'administrateur, le responsable de la machine ou du moins de l'entreprise, si c'était le cas, de la machine qui avait servi à la tentative de piratage du logiciel Surcode DVD DTS Pro.

Depuis, les DRM ont pointé le bout de leurs bits. L'un des plus sympathique a été testé sur un île paradisiaque, en 2006. Les habitants du Madagascar [lire] ont été utilisés comme cobayes par une major locale. Le chanteur, Dadah de Fort-Dauphin, un illustre inconnu chez nous, mais une star sur son île avait sorti un album muni de ce type logiciel anti-copie. Les acheteurs étaient rapidement au courant de la présence de ce DRM via un autocollant indiquant ceci : "Veuillez ne pas insérer ce disque dans votre ordinateur". L'éditeur, la société Tolimana, expliquait que l'insertion de ce disque dans un ordinateur risquait de bloquer la machine. Les ordinateurs qui étaient bloqués ne pouvaient être remis en marche que par les concepteurs de cette protection.
Nul n'est censé ignorer la loi
En France, avant la DADvSI, le code de la propriété intellectuelle comptait les logiciels parmi les œuvres de l'esprit susceptibles d'être protégées. - Article L. 112-3 du Code de la propriété intellectuelle. Si la copie de sauvegarde était tolérée dans un cadre familial, il était interdit de mettre à disposition sous quelque forme que ce soit la copie de sauvegarde. En 2008, la détention ou l'utilisation de logiciel anti sécurité (crack, DeCss, ...) coûte 750 € d'amende. Le cassage d'un système anti copie, via un crack, 3 750 euros d'amende. Mise à disposition de cracks et logiciels permettant la copie d'un bien protégé, 30 000 euros et 6 mois de prison. Vous avez créé des cracks, des systèmes contournant la copie, vous les diffusez, 300 000 euros d'amende et 3 ans de prison.
Tweet
06-02-2012 à 19:16 - 0 commentaire(s)
INFO ZATAZ - L´Agence Nationale de la Sécurité des Système d'Information lance un recrutement fort sympathique pour les amateurs de chiffrement.
05-02-2012 à 10:43 - 0 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Nouvelle tentative de vol de données bancaires appartenant aux clients de la banque française Crédit Agricole.
04-02-2012 à 11:42 - 0 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Un document intéressant mis à jour sur Internet visant les sociétés souhaitant faire du business avec France Télévision.
04-02-2012 à 11:27 - 0 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Une faille sur le site Wikileaks permet d´afficher n´importe quoi, donc de fausses informations, sur le portail international d´information.
04-02-2012 à 10:59 - 0 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Un escroc se fait passer pour Coca Cola, sur Facebook, afin de mettre la main sur vos données privées.
04-02-2012 à 10:53 - 0 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Depuis quelques heures, un escroc tente de louer de faux appartements en région parisienne. ZATAZ vous l´a délogé.
04-02-2012 à 10:21 - 1 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Une conférence téléphonique entre FBI et plusieurs polices européennes, dont la France, au sujet des Anonymous, interceptée.
04-02-2012 à 10:05 - 1 commentaire(s)
INFO ZATAZ - Avec l´aide du CERTA, le site Internet de la ville de Chambéry bouche une fuite de données concernant les administrés de cette commune Française.
4 mois ferme, plus de 77 000 euros d´amende. Sept pirates de film du nord de la France condamané par le Tribunal de Béthune.
INFO ZATAZ - Kim DotCom, le fondateur de MegaUpload aurait besoin d´argent... pour relancer son système.
MegaUpload est mort, des dizaines de sites et projets parallèles ont déjà pris la relève.
ZATAZ.COM vous propose le résumé de cette nuit de folie ayant touché Internet. Une vague numérique après la fermeture de MegaUpload par le FBI. L´Oncle Sam a-t-il voulu se faire la peau du mythomane numéro 1 du web ?
Une copie du film The artist diffusé sur Internet. Le watermark des Césars apparait dans la contrefaçon.
La justice américaine fait fermer MegaUpload. Le site de stockage est accusé de faciliter le piratage de films.
Les pros du Warez auraient en main d´autres films sortis du Coffret DVD César, un master box VIP à destination des membres du jury des Césars.
INFO ZATAZ - Un DVD pirate du film Polisse diffusé sur Internet. De nouveau, le watermark de l'Académie des Arts et Techniques du cinéma se retrouve sur la production contrefaite.
Ecrit par feonix le 23.07.2008 à 17h25 | |||
|
|||
Ecrit par lunix le 23.07.2008 à 19h20 | |||
|
|||
Timeline : Vulnérabilité découverte par Aaron Sigel Publication coordonnée de la vulnérabilité le 12-10-2011 PoC Metasploit fournit le 16-10-2011 PoC fournit par : Aaron Sigel sinn3r Référence(s) : CVE-2011-3230 HT5000 Version(s) affectée(s) : Safari 5.1 pour Mac OS X v10.6.8 Sa [...]
Metasploit fournit des modules auxiliaires pour la base de données MySQL qui vous permettra de détecter la version du moteur de base de données, d’effectuer des attaques du type “brute force” au niveau de l’authentification sur la base de données, d’executer des requêtes S [...]
Metasploit fournit des modules auxiliaires pour la base de données PostgreSQL qui vous permettra de détecter la version du moteur de base de données, d’effectuer des attaques du type “brute force” au niveau de l’authentification sur la base de données, d’executer des requêtes SQL et li [...]
Timeline : Vulnérabilité découverte par Jason Bowes et soumise à ZDI Notification initiale de ZDI vers le fournisseur le 23-09-20102 Publication coordonnée de la vulnérabilité le 19-04-2011 PoC Metasploit fournit le 04-08-2011 PoC fournit par : juan vazque [...]