Exclusif : Cyber armée, armée numérique, ... A quoi sert de former des cyber-soldats face aux têtes de pioche qui gouvernent le web ? Explication par l'exemple.
Oui, j'admets, le chapeau de ce papier est irrévérencieux. Oui, je n'ai pas accès aux petits secrets de ces grands du monde. Et vous savez quoi, je m'en moque comme de l'an 40. Depuis quelques jours, nous pouvons lire que des pays, comme l'Iran, allaient se mettre à former des cyber-soldats. Des hommes qui viendront pirater le web, les serveurs et le numérique qui régissent nos vies. Ok cyber-soldat, tu vas faire quoi ? Un clic de souris sur un logiciel qui va lancer un DDoS ? Super ! Tu vas pirater le DNS de Twitter ? Whaouuuu ! Il sera plus simple de balancer un bon gros obus sur OVH (Je déconne, c'est notre partenaire hébergeur, NDR) si tu veux vraiment être efficace.
Pendant que tes chefs gesticulent dans toutes les positions, me permettras-tu de montrer aux lecteurs de ZATAZ.COM que le temps que tu obéisses aux ordres de ton "Sergent-Chef", qui aura lui même attendu les différents messages des paliers hiérarchiques, les "Pas beau du web" t'auront déjà mis à poil, toi et tes rangers.
Prenons un exemple concret. Une histoire vraie que ZATAZ.COM tente de faire corriger depuis maintenant plus d'un mois. Quitte à se la jouer cyber-guerre, autant taper sur l'Oncle Sam. Nous allons jeter notre dévolu guerrier sur l'hébergeur Globat. Globat, un de ces gros "e.nicheurs" américains fier de ses dizaines de milliers clients. Une bonne grosse machine, qui, entre de mauvaises mains pourraient juste créer un souk monstrueux sur la toile mondiale. Dans le lot des clients, de l'étatique (sic!), des universités et des boutiques, des centaines de boutiques bien dodues, bien grasses.
Un des employés de Globat a oublié un principe assez simple sur la toile : Ne jamais laisser trainer un document confidentiel sur le web au risque de de voir l'information finir dans les bras de son meilleurs ennemis... Google. Et c'est exactement ce qui est arrivé à cette entreprise. Un bon gros document Word (produit via le traitement de texte de Microsoft, NDR) avec logins et mots de passe de l'entreprise. Attention, ici, ce ne sont pas les petits sésames de tata Simone. Non, non, de bons gros accès à l'administration générale. Un truc que même tata Simone, justement, ne penserait pas trouver sur le réseau des réseaux. Petit détail, de taille, à destination des "flibustiers" du web qui tenteraient de trouver ce document. Aucun élément de cet article ne vous permettra de trouver le "précieux" !

Revenons à ces accès. Ils permettent de rentrer dans le centre névralgique de cet hébergeur. Comment le savons nous ? Aurions-nous eu l'audace de ne pas respecter nos règles, comme celle d'utiliser un mot de passe qui n'est pas le notre ? Bien évidement que non. Notre source, anonyme, nous communiqué dans son ultime courrier, une vidéo preuve, en plus des éléments Googloesque. Bref, à côté, mettre un petit drapeau vert sur Twitter, permettez moi de sourire, Docteur Folamour.
Depuis plus d'un mois, nous tentons de contacter cette entreprise. Entre courriels dans le vide et autres formulaires accessibles qu'aux gentils membres, impossible de faire corriger la fuite d'information. A première vue, notre accent ne passe pas la barrière de la secrétaire que l'on imagine, souriante. Après tout, elle a vue sur le Pacifique et nos messages ont du rapidement surfer, direction sa poubelle.
Pour finir notre histoire et ces "gens" qui ont de la cyber-armée plein la bouche, nous avons donc décidé de contacter l'ambassade des États-Unis à Paris. Une manière de trouver un agréable correspondant proche du FBI ou de je ne sais quelle administration qui lutte, justement, contre les "Pas beau du web". Des personnes qui pourraient faire bouger les choses. Résultat : Nul. Aucune réponse.
Nous nous sommes rabattu du le site du FBI. Les quelques emails existants sur le site du Federal Bureau of Investigation renvoient sur de belles pages d'erreur. La structure d'alerte du FBI, le IC3, propose de fournir notre information via une dizaine de formulaires imbuvables et robotisés. Et même en ayant répondu à cet interrogatoire numérique, aucun résultat.
Alors, vous savez quoi ? Votre armée virtuelle numérique machin chose. J'ai comme l'impression qu'elle sert surtout à convaincre les "Jack D. Ripper" à gonfler votre enveloppe budgétaire. Et cette enveloppe ne servira à rien face aux têtes de pioche qui gouvernent le web, et bizarrement, j'ai comme l'impression que vous en êtes de la même famille.
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