Arnaques et rencontre : une ex-animatrice nous dit tout!
Une ancienne animatrice témoigne :
Une ex-animatrice, que nous appelerons Sophie, nous a contacté car elle souhaitait témoigner sur les pratiques trompeuses pour lesquelles elle avait été embauchée. Sophie nous a fourni des documents susceptibles de mettre en cause la société contrôlant la dizaine de sites pour lesquels elle a travaillé.
Sophie connaissait la nature de la mission qui lui était demandée. Mais après 5 mois en tant qu’animatrice, et face aux drames humains qu’elle a pu constater, Sophie a décidé de cesser ses activités et de tout raconter.
Paradis fiscal et camouflage :
Aussi incroyable que cela puisse paraître, Sophie n’a jamais rencontré physiquement les personnes qui l’ont employée. Elle n’a d’ailleurs jamais entendu le son de leur voix. Tout se passait par mail, les animatrices travaillant de chez elles.
Il n’est pas difficile de trouver un job d’animatrice sur Google. On tombe alors sur des annonces de ce type :
La plupart du temps, seul une adresse mail est laissée. De même, les animatrices sont embauchées via un contrat de prestations et non un contrat de travail.
Sophie a été recrutée par la société ivcfbo limited, domiciliée dans le paradis fiscal des Seychelles. Le nom des dirigeants et leurs coordonnées ne sont pas divulgués. “La patronne se présentait sous le nom d’Agatha Wesley mais j’ai des doutes sur son identité” déclare Sophie.
Ivcfbo détient plus d’une dizaine de sites parmi lesquels sexfunlove.com, matchmakingusa.com et sexy001.com
Travail demandé aux animatrices :
Les animatrices sont payées à la tâche. Chaque jour, elles recoivent des fichiers clients à traiter. Le but du jeu est d’envoyer un mail au client pour l’inciter à s’abonner ou à prolonger son abonnement. Etant donné que plusieurs animatrices peuvent s’occuper d’un même client, l’historique des conversations est communiqué afin d’éviter des incohérences trop flagrantes.
Quand nous l’avons intérrogé sur le nombre de femmes présentes sur ces sites, Sophie nous a assuré qu’il n’y en avait aucune. “Je vous garantie que les seules femmes sur ces sites étaient des animatrices“.
Les animatrices doivent donc utiliser leur imagination pour pousser les hommes à s’abonner. Promesses de rendez-vous lointain, nécessité de connaître l’autre avant de le rencontrer, etc.
Dans le cas de la société ivcfbo, toutes les animatrices travaillent de chez elles, il n’y a donc pas de liens entre elles. Elles ont leur accès dédié pour connaître la liste des clients à relancer ou à ignorer.
Le travail d’animatrice n’est d’ailleurs pas très bien payé comme le montre le contrat de prestations ci-dessous. Sophie nous disait qu’elle touchait environ 1 200€ pour 40 heures par semaine.
Sophie a décidé d’arrêter ce travail d’animation le jour où elle a compris qu’il n’y avait aucune femme sur ces différents sites et qu’elle a assistée à certains drames humains.
Ces informations renforcent ainsi la suspicion à l’égard des pratiques utilisées par certains sites de rencontre. Il est à préciser que les sites développés par la société ivcfbo sont tous positionnés en tant que sites de rencontre sexy.



Comme nous avons déjà eu l’occasion de le montrer, certains sites de rencontre n’hésitent pas à recruter des faux membres pour augmenter leurs ventes. Pour combler le déficit de femmes, ces sites utilisent un service d’animation chargé d’envoyer des mails ou de chater avec les membres. Aujourd’hui, une ancienne animatrice nous raconte tout…


