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Supercalculateur de 18 tonnes piraté

FitzRoy, l’un des plus rapide supercalculateur du monde est un beau bébé. Déjà son gabarit, un léger IBM de 18 tonnes. Ce « fils de roi » est aussi puissant que 7.000 ordinateurs portables de nouvelle génération et parlote le numérique à une vitesse de 34 Tflops. Il est dans le top 500 des supercomputers dans le monde. Autant dire qu’il fait plus que des additions ou de jouer à Watch Dogs.

Fabriquer des bitcoins avec un supercomputer ?

Il permet, comme la machine BULL de Météo France (61ème mondial), de prévoir les intempéries, de travailler sur le changement climatique, … Le monstre est installé à Wellington, en Nouvelle-Zélande. Autant dire que prendre la main sur cette machine pourrait permettre de créer de la monnaie numérique (Bitcoin et compagnie) plus rapidement que d’installer les 7.000 pc dans un garage. Il semble que la grosse calculatrice a attiré l’attention de pirates informatiques. D’après les enquêteurs locaux, les « visiteurs » seraient Chinois.

John Morgan, responsable du centre de recherche NIWA, a confirmé le pirate le 23 mai dernier. La sécurité de supercalculateur a été compromise par « une personne non autorisée« . Le supercalculateur a été rapidement isolé, back-up et sécurité ont été changés et corrigés. L’histoire ne dit pas ce que cherchaient les pirates (l’ip chinoise ne veut rien dire, ndr zataz.com) dans la machine la plus rapide de son genre dans l’hémisphère sud.

Mineur de Bitcoin ou gouvernement souhaitant utiliser la force de frappe de FitzRoy pour cracker du chiffrement ? Personne ne le saura ! A noter que le plus puissant des ordinateurs du monde est bas en Chine, au National Sper Computer Center de Guangzhou (33,862.TFlops/s). En Europe, la Suisse (6,271 Tflops/s) et l’Allemagne (7,905) Tflops/s) se partagent la 6ème, 7ème et 10ème place. Pour la France, c’est le pétrolier Total qui se trouve à la 14ème place mondiale avec un SGI à 2098 Tflops à la seconde. Les BULL du Commisseriat à l’Energie Atomique (20ème, 29ème) ; CNRS (46ème) ; EDF (46ème). La France a 5 machines dans le top 50 des supers ordinateurs, huit dans le top 100.

Pas un premiére…

Il y a quelques mois, le superordinateur « Odyssey », de la prestigieuses Université de Harvard avait été quelques heures pour fabriquer des dogecoins. En décembre 2013, un autre internaute écopait d’un an et demi de prison pour avoir tenté de revendre l’accès à au supercalculateur du National Energy Research Scientific Computing Center (79ème), grosse bestiole située dans le laboratoire californien du National Lauwrence Berkeley. Le pirate savait ce qu’il faisait. Il réclamait 50.000$ pour accéder aux précieuses machines. Un agent du FBI infiltré a piégé l’étonnant commerçant. L’intrus a réussi l’exploit en passant par un chemin de traverse. Au lieu d’attaquer frontalement le laboratoire américain, le voleur s’est attaqué à une université japonaise, partenaire du laboratoire. Deux autres accès, via l’université de Harvard et de Davis, auraient été en possession du pirate.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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