protection des appareils mobiles

Démonstration d’un logiciel espion dans un téléphone portable

L’enquête réalisée par plusieurs médias internationaux mettant en lumière l’utilisation du logiciel d’espionnage israélien « Pegasus » ne doit pas faire oublier qu’il n’est pas seul dans ce monde de l’outil d’espionnage. ZATAZ vous fait la démonstration d’un outil de surveillance numérique pour smartphone.

Révélé par 17 journaux internationaux et Amnesty International, l’affaire Pegasus ne doit pas faire oublier que ce type d’outil d’espionnage ne date pas d’hier.

Pegasus est un logiciel fonctionnant sous iOS et Android. La première version repérée date de 2016. La version Android sera mise à jour quelques temps plus tard, en 2017.

Comment se faire piéger ?

La cible reçoit un SMS/MMS. Il propose un lien vers un site web qui va orchestrer le téléchargement, l’installation. Il faut cependant l’aide de la victime. La convaincre de la légitimité de ce qu’elle télécharge et installe. Si Pegasus est couteux, il existe de nombreux autres logiciels de ce type, capable de fournir de nombreuses options de contrôle et de surveillance, et cela pour à peine 5 euros.

Pegasus, pour être implanté dans un appareils Apple (iOS), exploiterait des vulnérabilités de type « zero-day » (0Day). Des failles connues uniquement par le pirate. Il s’agit de vulnérabilités dont le développeur n’a pas connaissance.

Le prix pour des vulnérabilités 0Day peut grimper au-dessus du million de dollars.

En 2019, 2,4 millions de dollars avaient été demandés pour des vulnérabilités Android. « Il est intéressant de noter que, cette année-là, pour la première fois, une vulnérabilité Android se révélait plus couteuse qu’une vulnérabilité iOS. » confirme un expert du sujet.

Comment fonctionne un logiciel espion pour smartphone ?

Ci-dessous, je vous propose une vidéo vous démontrant l’efficacité d’un logiciel espion dans votre smartphone.

L’outil testé se nomme Cerberus. Je l’ai implanté dans un téléphone Huawei P30 et un Samsung S21.

Le premier avec comme opérateur téléphonique Bell Canada, le second avec une simple connexion Internet de chez Orange France.

Les téléphones étaient équipés d’antivirus, protégés par mot de passe. Le chiffrement était implanté pour le Huawei.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. Gendarme commandant réserviste Cyberdéfense Hauts-de-France. Ce blog est personnel. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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