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Bug Bounty

Bug Bounty : retour sur les trois mois d’existence de la Bounty Factory

Le Bug Bounty, cette idée géniale qui permet aux entreprise de combattre les failles de ses systèmes informatiques en faisant appel à des bidouilleurs passionnés de numérique. Retour sur la Bounty Factory, un portail européen devenu une référence en à peine trois mois.

Même si la cravate n’est jamais bien loin, l’état d’esprit de Guillaume et Manu est très loin d’être aussi étriqué que les cous étranglés par le bout de tissus. Non, chez Guillaume et Manu, les fondateurs de la Bounty Factory, l’idée est simple : il y a du talent et de la passion dans la tête des hackers, proposons aux entreprises d’en profiter.

Lancée en janvier 2016, la Bounty Factory a pour mission de mettre en relation les deux parties [hacker et l’entreprise] via des projets de Bug Bounty. L’entreprise, contre quelques euros autorise les « hackers » à se pencher sur ses serveurs et systèmes informatiques. Bien entendu, pas question de faire n’importe quoi. La sélection des candidats est sérieuse, serrée. Une sélection bénéfique pour l’entreprise, comme pour le hacker sélectionné à taper dans le tas, mais de manière totalement légale.

La Bounty Factory a vu s’inscrire 300 personnes en deux semaines, lors de l’ouverture de sa bêta fermée. Une belle réussite pour ce projet. « Plusieurs sociétés nous ont contacté, souligne les deux fondateurs. Et parmi ces sociétés, il y en a qui ont des filiales. Les patrons ont compris l’importance du Bug Bounty. Ils veulent rendre obligatoire le bug bounty pour toutes leurs filiales afin d’imposer un minimum de sécurité« .

Nouveau, mais déjà bien rôdé

Il faudrait être malhonnête pour affirmer que le bug bounty est tout nouveau. Depuis plus de 20 ans que je traite de sécurité informatique, de piratage, de hacker… j’ai croisé des dizaines d’entreprises qui faisaient appels à des « bidouilleurs ». Des passionnés d’informatiques qui, avec leur regard différent, apportent une aide loin d’être négligeable. Mais il y a encore peu, ce « Saint-Bernard 2.0 »  était considéré comme un Watchdog qu’il ne fallait pas montrer.

Aujourd’hui, plus personne ne se cache et le projet de la Bounty Factory en est un bel exemple. Tout comme les Bug Bounties lancés, officiellement, par le Pentagone, Uber, Tesla, Owncloud… Il faut encore pas mal évangéliser et rassurer sur le sujet, mais les portes sont ouvertes.

La version publique de bountyfactory.io arrive. Autant dire que les amateurs de Bug Bounty sauront où se diriger.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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