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Alerte à la bombe à la Gare du Nord : des ados derrières ce swatting ?

Des adolescents se cacheraient derrière le swatting et la fausse alerte à la bombe de la Gare du Nord de Bruxelles. Du swatting via Skype pour briller dans la cyber société !

Lundi 15h30, la gare du Nord de Bruxelles a subit un swatting, une fausse alerte téléphonique à la bombe. Un appel anonyme malveillant qui annonçait la présence de plusieurs engins explosifs dans cet espace public belge. Si la revendication parait farfelue, l’interlocuteur annonçait plusieurs explosions à 16h30 [autant dire qu’un terroriste ne préviendrait pas, NDR], elle aura cependant obligé les forces de l’ordre à installer un périmètre de sécurité et lancer une enquête sur place avec chiens et démineurs. A 17h30 la zone de protection était levée.

La méthode utilisée est malheureusement simple. Baptisée Swatting, elle demande au swatteur quelques préparatifs. Détail quand le « pirate » est en vacances en Belgique. Les voyous 2.0 ont d’abord préparé un scénario, se faire passer pour un interlocuteur qui aurait reçu une information via Telegram. Ensuite, les « swatteurs » ont du trouver la cible à appeler, dans ce cas un commissariat Belge de la ville de Schaerbeek, commune située dans la banlieue de Bruxelles. Via Skype, ils ont ensuite convaincu l’interlocuteur d’un attentat imminent. Inquiétant ? A coup sûr oui, d’autant plus que l’action a été orchestrée par un groupe de jeunes pirates informatiques d’un groupe baptisé « NetWorkEmpire ». Une bande de mômes souhaitant, comme le précise son porte-parole « se faire de la pub« . Bref, totalement inconscients des conséquences !

Un des pirates est rentré en contact avec moi sur Twitter.

Une affaire qui ressemble à celle vécue par la France, en septembre 2016, avec la fausse alerte liée à une prise d’otage dans l’église de Saint-Leu. Un appel « Anonymisé » et des adolescents en mal de reconnaissance. D’après l’interlocuteur rentré en contact avec ZATAZ au sujet du swatting Belge, les swatteurs se connaissaient. Bref, des pirates de cour d’école comme indiqué en février 2016.

Pour rappel, en France, le swatting est puni par la loi : 2 ans de prison et 30 000€ d’amende. Un délit de fausse alerte qui connait la même sanction pénale sur les terres du Royaume de Belgique.

Mise à jour : Selon des collègues journalistes locaux, deux nouveaux swattings ont été orchestrés ce mardi après-midi à l’encontre de la Gare de Bruxelles, mais aussi du tribunal de la capitale Belge. Impossible de savoir s’il s’agit des mêmes auteurs que l’appel malveillant de lundi 26 décembre.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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