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Infiltration policière dans le réseau Freenet

La police aurait installé de nombreux de nœuds de connexion dans le réseau Freenet, un réseau censé permettre l’anonymat des utilisateurs.

Freenet fait partie de ces excellents outils permettant d’anonymiser une information. Un outil parfait pour les personnes souhaitant communiquer (blog, …) entre elles sans risquer de se faire espionner. Des journalistes ou opposants politiques agissant sur des terres hostiles peuvent ainsi protéger leur intégrité et celle de leurs contacts.

Freenet-architecture-small

Sauf que, comme dans le cas de TOR, ces outils légaux sont aussi utilisés par des malveillants comme Paul Bradley Meagher. Ce pédophile exploitait Freenet dans ses actions. A partir d’une connexion de l’université du Dakota, l’homme diffusait des documents ignobles de pédopornographies.

Dans les documents remis à la justice américaine à l’occasion du jugement de ce pédophile, des informations concernant l’installation de nœuds Freenet par les forces de l’ordre. Des relais qui ont permis de remonter à l’ordinateur de Paul Bradley Meagher. Nous n’en savons pas plus sur les méthodes employées.

A noter qu’au mois d’août 2014, l’ICAC (Internet Crimes against Children) avait organisé un atelier (workshop lors de la CAC Conférence) formation sur le fonctionnement de Freenet et ses vulnérabilités. Failles qui auraient été exploitées lors de l’opération Black Ice Project. Paul Bradley Meagher risque 50 ans de prison ferme.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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