Nous joindre par : 0756ZATAZ0

Pirate Letton devant la justice américaine

Un pirate risque 2 ans de prison pour avoir infecté 1 million d’ordinateurs avec un virus de sa conception. Il risquait 67 ans entre 4 murs.

Deniss Calovskis, 30 ans, a plaidé coupable devant le tribunal de New York pour avoir aidé au développement d’un virus informatique, baptisé Gozi, qui a infecté plus d’un million ordinateurs dans le monde, dont 17.000 aux USA (160 appartenaient à la NASA). Son code malveillant permettait de révéler les mots de passe des internautes se rendant, via Internet, sur le site de leur banque.

Gozi simulait la page d’accès des banques pour intercepter les données sensibles des clients. Deniss Calovskis fait face à deux ans de prison après avoir conclu un marché avec le procureur. Il risquait 67 ans de prison ferme s’il n’avait pas plaidé coupable. Il a été extradé de son pays, vers les États-Unis, en 2013. Il avait déjà passé 10 mois dans une cellule Lettone avant de finir entre quatre murs d’un pénitencier fédéral américain.

Gozi a visé de nombreuses machines en Allemagne, au Royaume-Uni, en Pologne, en France, en Finlande, en Italie et en Turquie. Gozi aurait été créé dès 2005 par trois hommes, Calovskis, ainsi que Mihai Ionut Paunescu et Nikita Kuzmin. Kuzmin, qui a été arrêté en 2010, a plaidé coupable en mai 2011 et a accepté de coopérer avec le gouvernement. Paunescu a été arrêté en Roumanie. Les États-Unis attendent son extradition.

Il connaitra son sort définitif le 14 décembre. Il fait face à un maximum de 10 ans de prison et une amende pouvant atteindre 250.000 $.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

Articles connexes

  1. Pingback: ZATAZ Magazine » Une banque jugée pour avoir participé à un piratage informatique

Laisser un commentaire

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.