Nous joindre par : 0756ZATAZ0

Trois pirates jugés dans l’attaque de la banque JPMorgan Chase

Octobre 2014, les 76 millions de clients de la banque JPMorgan Chase apprenaient que des pirates étaient passés par les serveurs de l’entreprise financière américaine. Un an plus tard, trois pirates informatiques ont été inculpés dans cette affaire.

Octobre 2014, après le géant américain Target au début de cette même année, c’était au tour de JPMorgan Chase & Co, l’une des banques les plus importantes des États-Unis, d’annoncer qu’elle avait subi une attaque majeure. Si la banque affirmait alors que les informations concernant les comptes de ses clients n’avaient pas été dérobées, les cybercriminels avaient eu accès aux noms, adresses, numéros de téléphone et messagerie Internet des clients.

Un an plus tard, la justice américaine a inculpé trois personnes soupçonnées d’être les instigateurs de l’attaque informatique. Au moins neuf autres institutions financières avaient été ciblées dans cette intrusion numérique. Gery Shalon, Joshua Samuel Aaron et Ziv Orenstein, les 3 pirates, se retrouvent avec 23 chefs d’inculpations, dont piratage informatique, vol d’identité, blanchiment d’argent…

Gery Shalon et Ziv Orenstein, originaires d’Israël et Joshua Samuel Aaron, un américain, ont été arrêtés en juillet 2015. Comme ZATAZ vous l’indiquait en octobre 2014, ils officiaient depuis Moscou et Tel Aviv. D’après une information de Reuters, parmi les victimes de ce trio, se trouvaient aussi le Wall Street Journal et les courtiers Scottrade et E*Trade Financial. Nous vous parlions du cas du WSJ, au début du mois d’octobre 2015. L’éditeur du journal économique, et plus courtiers, avaient été visés par les pirates afin de mettre la main sur des informations boursières non encore publiques.

Les banques Suisses ont été sollicitées par les autorités américaines. Les pirates auraient déposé jusqu’à 100 millions de dollars dans des banques helvétiques. L’enquête tente de remonter l’ensemble des comptes. Il faut dire aussi que les accusés exploitaient un nombre de pseudonymes loin d’être négligeable : tels Garri Shalelashvili, Gabriel, Gabi, Phillipe Mousset, Christopher Engeham… L’argent transitait aussi par l’Azerbaïdjan ou encore la Hong-Kong via 75 comptes bancaires. La justice américaine vise aussi des banquiers complices « des banquiers internationaux corrompus qui ont délibérément ignoré la nature criminelle des activités de leurs clients, pour en tirer un bénéfice».

Gery Shalon est encore en Israël. Les Etats-Unis réclament son extradition pour être juger sur le sol américain. Qu’il prépare quelques vêtements pour son séjour sur le sol de l’Oncle Sam. Il risque 202 ans de prison fédérale.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

Articles connexes

Laisser un commentaire

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.