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Cyber attaque

Réflexion sur le terme de Cyber attaque

Le terme cyber attaque doit-il être employé lors du piratage d’une centrale électrique ou lors du vol d’un mot de passe Facebook ? Un professeur de l’U.S. Naval War College se pose la question.

Cyber attaque or not cyberattack  ? Il y a quelques mois, le sénateur américain John McCain déclarait à la télévision ukrainienne que la cyber attaque prétendument russe du serveur du Comité national démocratique était « un acte de guerre ». Pour Michael Schmitt, enseignant à l’U.S. Naval War College et à l’université Britannique d’Exeter, le terme est à utiliser avec des pincettes. Pourquoi ? La diplomatie réclame plus de vocabulaire dans les situations numériques.

Schmitt est un professeur de droit qui a édité, en février 2017, le Tallinn Manual 2.0. Mission, parler d’Internet et des situations de crise dans le cyberespace. Pour ce professeur, le mot « Cyberattaque » est une expression utilisée pour décrire un peu tout et n’importe quoi. Pirater un réseau électrique d’une ville, voler 92829 mots de passe Facebook, modifier un site Internet [defacing].

La préoccupation pour Schmitt est que la rhétorique pourrait susciter de dangereuses décisions diplomatiques. « Nous sommes très nerveux quand les gens parlent de – cyber attaque -, souligne Michael Schmitt à AP. Une cyber attaque peut permettre à un état de répondre de la manière la plus grave. » Pour le juriste, ce vocabulaire guerrier peut amener à déclencher une guerre. « S’il y a un domaine où nous devons faire attention, c’est ça« .

Le Tallinn Manual 2.0 a été écrit par un collège d’universitaires. Il est destiné à aider les décideurs à distinguer les attaques graves des incidents mineurs.

Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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  1. Patrick Crandeuf Reply

    Absolument. Il est important de faire la part des choses entre de vulgaires réactions de propagande de la part de ‘Etat qui se permet le plus de violations de la souveraineté de la réalité du terrain « cyber ». Les ignares vont jusqu’à qualifier un simple « ping » de cyberattaque. Nous devons éduquer nos politiciens à réagir correctement et de façon proportionnée. Le DIH est très clair et il suffit de l’appliquer. La rhétorique guerrière doit impérativement être maîtrisée avant qu’un esprit brillant aux cheveux blonds (faites votre choix) presse sur le gros bouton « nuke them » !

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