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Wawa Mania : 15 millions de dommages et intérêts aux ayants droit

Le moins que l’on puisse dire est que le jugement est sans appel, sec et surtout, une première en France. Le créateur et administrateur du site Wawa Mania condamné à 15 millions de dommages et intérêts.

Les jugements auront été saignants, en France, en ce premier semestre 2015. Plusieurs administrateurs de sites dédiés à la diffusion de contenus contrefaits se sont retrouvés devant la justice, certain pour la seconde fois. Le dernier cas en date, celui de WawaMania.

L’ALPA, l’association de lutte contre le piratage audiovisuel, ainsi que la SACEM, viennent de refermer un dossier qui était ouvert depuis plusieurs années, celui du site de partage Wawa Mania. Derrière ce nom, un espace de diffusion de contrefaçons de films, musiques, livres et autres séries TV. La justice vient de rendre son verdict, l’auteur de cet espace ouvert en novembre 2006 va devoir verser, du moins selon la décision du tribunal, 15 millions de dommages et intérêts aux ayants droit : Warner, Disney, …

Comme l’indique l’AFP « L’une des plus importantes condamnations » en France. L’auteur, Dimitri Mader (26 ans), s’est sauvé aux Philippines pour échapper à la justice française. Il avait été condamné à un an de prison ferme et à 20.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris, en avril dernier. Une nouvelle peine qui est certainement due, aussi, à ses propos tenus, sur TF1, en 2014, ou il expliquait continuer son business et à bien en vivre. Il s’affichait alors dans une maison, dans un complexe privé de la région de Manille, avec du personnel à son service.

En juin 2009, la police avait lancé une opération contre l’administrateur et cinq importants membres, gros fournisseurs de contrefaçons. En 2010, Zack parlait de passion, de quelques centaines d’euros gagnés avec la publicité, sur France 2, dans l’émission Envoyé Spécial. Trois ans plus tard, sur TF1, dans l’émission 7 à 8, Zack se présentait autrement, comme un « exilé », visé par un mandat d’arrêt international (Interpol). La vidéo a disparu de TF1 et de WAT.tv. « Je fais mon métier, mon métier de pirate » s’amusait-il alors « Je leur dois des millions d’euros« . Il ne savait pas si bien dire ! Combien gagne le site, qui n’est toujours pas fermé ? Personne ne le sait vraiment, mais en 2010, il affichait plus de visiteurs que le site du journal Le Monde (90 millions de pages vues).

La justice américaine veut, elle aussi, la peau de Wawamania et des milliers de dollars mensuels que réaliseraient l’espace numérique. Si le pirate est arrêté, il pourrait être extradé aux USA. En 2011, page 21 de l’USTR-2012-0011 [1] [2] du Bureau du représentant du commerce américain, il était possible de découvrir que ZACK et son business étaient déjà dans la ligne de mire du FBI et des Services Secrets de l’Oncle Sam.
Au sujet de l'auteur
Damien Bancal - Fondateur de ZATAZ.COM / DataSecurityBreach.fr - Journaliste - Travaille sur les sujets High-tech/Cybercriminalité/Cybersécurité depuis 1989. En savoir plus : https://www.damienbancal.fr

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